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| Ma Ville : Huy : Petite leçon d'Histoire... |
| Posté par Tchetazz le 6/6/2009 13:30:00 (31523 lectures) |

Aidée par un climat économique favorable, dû à sa situation de ville-étape de batellerie, Huy multiplie les corps de métiers. Nombreux étaient les stainiers, tanneurs, foulons, chaudronniers, menuisiers... Le corps de métier le plus puissant fut celui des orfèvres. La métallurgie hutoise remonte sans conteste très loin dans le passé (travail de l'étain depuis le VIIe siècle et, favorisée par le Hoyoux, affluent de la Meuse, propice à l'établissement de roues hydrauliques, les forges et fourneaux connurent à Huy, dès le Moyen Âge, un âge d'or sans précédent. La technique du battage du cuivre, industrie florissante dans la cité hutoise, se répandit dans toute l'Europe dès le XIe siècle.
En 1066, l'évêque d'alors, Théoduin de Bavière, décide de reconstruire la collégiale Notre-Dame. Pour financer son projet, il demande aux Hutois la moitié de leurs biens meubles. En échange, il leurs accorde la première charte de liberté d'Europe occidentale. Huy devenait une des Bonnes Villes de la principauté de Liège.
La première croisade survient 30 ans plus tard (1096-1099) et l'on aurait vu arriver à Huy Pierre l'Ermite, fondateur selon la légende de l'abbaye du Neufmoustier en 1101.
Au XVe siècle, le château est peu à peu transformé en véritable forteresse. Bâti sur une colline surplombant la Meuse, il fera la fierté des hutois et deviendra l'emblème de la ville. Huy est alors une ville bourgeoise de plaisir où se plaît à séjourner la Cour de Bourgogne.
Malheureusement, du fait de sa position stratégique, Huy voit sa brillante destinée se ternir et subit de nombreuses attaques. La forteresse est attaquée douze fois en trente ans. La belle cité connaît trop souvent massacres, pillages et incendies.
Cartes Postales
En l'an 1715, la destruction du « Tchestia » (château en wallon) est décidée. La destinée hutoise va alors en être modifiée. Le château-citadelle sera démonté pierre par pierre, soustraites par les citadins.
En 1818, la construction du nouveau fort débute. Il ne servira jamais de position d'attaque, mais nombreux sont les civils à y avoir souffert durant les guerres de 1914-1918 et 1939-1945.
Pendant la Première Guerre mondiale, l'armée allemande pris possession du Fort et y établit un camp de discipline pour ses propres troupes, réfractaires ou déserteurs. Ceux-ci y étaient soumis par leurs gardes à un régime très strict. En novembre 1918, le fort servit de centre d'hébergement pour des prisonniers russes. En 1920 que l'Ecole régimentaire du 14e de Ligne prit possession du bâtiment pour s'y installer jusque 1932. C'est alors que la Défense Nationale autorisa l'utilisation du plateau à des fins touristiques jusqu'en 1937 pour le réoccuper ensuite. Ce sont les Chasseurs Ardennais qui l'occuperont à cette époque jusqu'en 1940. Mais, dès que Liège fut prise, l'armée belge quitta le Fort de Huy, qui fut à nouveau occupé par l'armée allemande. Dés septembre 1940, le fort devint un camp de détention pour civils belges et étrangers et ensuite un bagne où séjournèrent plus de 7.000 opposants au régime de l'occupant, soit plus du double de détenus qu'à Breendonk. On y compte 1240 français et de nombreuses autres nationalités.Il y eut également une centaine de femmes détenues dans le Fort. Les interrogatoires se passaient à la Kommandantur, dans le bâtiment actuellement occupé par l'Atelier Rock, quai Dautrebande. Les prisonniers réputés plus dangereux ou devant être soumis à un régime plus strict étaient enfermés à la prison de Huy, ce qui lui vaut aujourd'hui le nom de rue de la Résistance. Au Fort, on compte dix personnes qui y moururent de mauvais traitements et cinq y tombèrent sous les balles du peloton d'exécution. Le 5 septembre 1944, les détenus qui n'avaient pas été envoyés vers les camps de concentration en Allemagne furent libérés. La Résistance occupa le fort et, le 12 septembre 1944, le Ministère de la Justice y installa un centre d'internement pour inciviques et collaborateurs. Malgré ce rôle important que le Fort de Huy joua, il n'est toujours pas officiellement reconnu comme mémorial national, alors que Breendonk bénéficie de ce statut depuis 1947. Tous les partis démocratiques francophones ont déposé des propositions de loi en ce sens mais elles sont, jusqu'à présent, toujours à l'examen dans les commissions parlementaires de la Chambre et du Sénat. Depuis 2007, un nouvel espace détaille le parcours de vie des différentes catégories de détenus au Fort de Huy et présente des témoignages. En septembre, 2009, à l'occasion du 65ème anniversaire de la Libération de la Ville, deux nouvelles salles seront inaugurées, l'une consacére à Huy sous l'occupation et l'autre à la libération de la Ville.
Le fort hollandais (1818)Huy connait alors enfin l'essor que ce joyau mosan mérite et les activités se multiplient : papèterie, orfèvrerie, puis l'industrialisation permit au XIXe siècle à plusieurs familles hutoises de connaitre la fortune (citons Nestor Martin, les Delloye, les Godin), surnommant d'ailleurs Huy « La Ville aux Millionnaires ».
De 1983 à 2009, Anne-Marie Lizin est Bourgmestre de Huy et assure à sa ville une prospérité certaine, mais sa gestion de plus en plus autocratique suscite de vives oppositions qui finiront par se cristalliser. Mise en minorité par au sein même de son parti, attaquées de toutes parts pour corruption et abus de pouvoir, et en proie à des problèmes de santé, elle quitte ses fonctions en Février 2009 et Micheline Toussaint lui succède en Mars de la même année.
© Wikipedia
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| Ma Ville : Huy - Tihange - Château de Bonne Espérance. |
| Posté par Tchetazz le 29/11/2008 12:40:00 (33146 lectures) |
Tihange Bonne-Espérance, 36-37
PARC DU CHÂTEAU DE BONNE-ESPÉRANCE
Bien traditionnellement attribué aux Templiers, origine dont il ne reste guère de traces.
– Reconstruit sans doute en 1558 par Albert Audacé, médecin d’origine italienne, passé à son frère, puis au Lombard Simon Tournel.
– Après avoir connu encore maints propriétaires, demeure échue à la famille Hecking qui y effectua de nombreuses transformations.
– Possession de la famille de Loën d’Enschede depuis 1912.
– Dominée par une tour dans-œuvre de plan carré, importante façade de huit travées et deux niveaux, élevée sur un soubassement de moellons de grès délimité par un bandeau calcaire.
– Tour de cinq niveaux, coiffée d’une flèche hexagonale d’ardoises.
– S’ouvrant sur le parc, façade sud animée au rez-de-chaussée par une galerie de sept arcades.
– En retour d’équerre et flanquée d’une tour néo-mosane, construction remaniée.
– Parallèles à ce bâtiment, écuries et remises à voiture de style néo-mosan.
– Dans l’alignement de la façade à rue, à l’est, importante dépendance en moellons de grès, fortement restaurée.
– Parc au sud, doté d’un étang.
• Organisation : propriétaires privés. • Ouverture : sam. de 13h à 18h et dim. de 9h à 18h. • Visites guidées : dim. de 9h à 18h par groupe de maximum 10 personnes. • Animations : exposition sur l’évolution du bâtiment ; techniques et modèles de la vannerie mosane. • Renseignements : 085/31 08 88–henri@davidts.be.


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| Ma Ville : Huy - rue des Frères Mineurs - Musée |
| Posté par Tchetazz le 1/11/2008 19:00:00 (29640 lectures) |
En 1234, les Frères Mineurs reçurent en don un vaste terrain, rue des Chevaliers, devenue la rue Vankeerberghen, pour y établir leur couvent. De l'église du XIIIe siècle ne subsistent plus que les murs extérieurs, le choeur et la charpente du toit. De 1658 à 1687, les moines entreprennent une reconstruction systématique de tous les bâtiments, à l'exclusion du sanctuaire. La partie conventuelle, érigée dès 1662, est demeurée pratiquement intacte. L'ensemble de style mosan allie pierre calcaire blanche et brique rouge avec fenêtres à meneaux et croisillons. La cour est entourée d'un cloître aux élégantes colonnes supportant des arcs en plein cintre avec clés, portants, armoriés. La paternité de l'ensemble est attribuée à l'architecte Servais de Harre. L'église servit de lieu de sépulture à de nombreux hutois parmi les plus fortunés. Elle renfermait quantité de monuments et d'œuvres d'art, malheureusement dispersées à la Révolution. Après 1794, les bâtiments furent successivement occupés par l'armée et la gendarmerie, avant d'être achetés par la Ville de Huy en 1872. µ Après une restauration sérieuse du couvent en 1924 (une date en ferronnerie sur un des murs en témoigne), le couvent des Frères Mineurs fut affecté à différents services, dont le Musée communal et les Archives de l'Etat.


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